Cette revue de presse a été réalisée grâce au soutien institutionnel de CHUGAI PHARMA FRANCE, sous la direction scientifique du Docteur Alain Toledano avec les Docteurs Jean-baptiste Bachet, Khaldoun Kerrou, Hanah Lamallem, Yoann Pointreau, Anne-Marie Ruppert, Benoit You, en toute indépendance et sous la seule responsabilité de DDL médias.
SOMMAIRE
Hormonothérapie - Docteur Thomas Bachelot
Traitements néo-adjuvant - Docteur Thomas Bachelot
Cancer du sein triple négatif (TNBC) - Docteur Labidi Sana Intidhar
Thérapeutiques ciblant HER-2 - Docteur Labidi Sana Intidhar
Facteurs prédictifs de la réponse aux traitements anti- HER-2 - Docteur Labidi Sana Intidhar
Anti-angiogéniques - Docteur Labidi Sana Intidhar
Autres thérapeutiques ciblées - Docteur Labidi Sana Intidhar
Radiothérapie - Docteur Alain Toledano
Chirurgie - Docteur Alain Toledano
Chimiothérapie - Docteur Alain Toledano
 
Facteurs prédictifs de la réponse aux traitements anti- HER-2
Docteur Labidi Sana Intidhar (Centre Léon Bérard, Lyon)

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Plusieurs techniques de mesure de HER-2 ont été évaluées pour la corrélation avec la réponse à un traitement anti-HER-2 dans le cadre d’essais cliniques (Abstract 1003, Abstract 1019, Abstract 1073) ou des études prospectives (Abstract 1100).
Krop et al ont évalué différentes techniques de mesure de l’expression de HER-2, notamment la PCR quantitative (qRT-PCR) sur un série de 86 patientes traitées par T-DM1 (Abstract 1003). Ils ont observé une corrélation entre l’expression de HER-2 par qRT-PCR et la réponse au traitement.
Le dosage sérique de la fraction extra-membranaire de la protéine HER-2 (ECD HER-2) a été évalué dans deux études et son taux ne corrélait pas avec la réponse à un traitement anti-HER-2 (Abstract 1003, Abstract 1019).
HER-3 est une protéine membranaire du complexe HER. L’hétérodimerisation de HER-3 avec HER-2, et l’activation consécutive de la voie AKT est impliquée dans la régulation de la croissance des cellules tumorales, et la résistance aux thérapies ciblant HER-2 tels que trastuzumab. Deux études se sont intéressées au dosage de HER-3 en corrélation avec la réponse au trastuzumab et ont obtenu des résultats contradictoires (Abstract 1003, Abstract 1021). La première étude faite dans le cadre d’un essai de phase II a utilisé une technique qRT-PCR, et n’a pas trouvé de corrélation entre l’expression de HER-3 et HER-2, ni avec la réponse au traitement (Abstract 1003). La deuxième étude rétrospective a utilisé une technique VeraTag, et les auteurs ont observé une corrélation entre des taux élevés de HER-3 et un temps jusqu’à progression plus court (Abstract 1021).
Le facteur tyrosine kinase mesenchymal-epithelial transition (MET) a été également évalué. MET joue un rôle important dans l’invasion tumorale, l’angiogenèse et les processus anti-apoptotiques. MET peut-être activé dans les cellules tumorales par surexpression, amplification de gène, mutation et/ou par boucle autocrine/paracrine via l’expression de hepatocyte growth factor/scatter factor (HGF/SF), le ligand du récepteur de MET. Par ailleurs, les aberrations de MET ont été corrélées à un mauvais pronostic et à une résistance aux antimitotiques.
Liu et al (Abstract 1073) ont analysé l’expression de MET par qRT-PCR à partir de l’ARN tumoral extrait des prélèvements tumoraux (blocs de paraffine) d’une série de 65 patientes traitées en première ligne par lapatinib en monothérapie dans le cadre de l’essai EGF20009). La surexpression de MET a été associée à une PFS plus courte (254 vs 113 jours, p=0.0127).
Enfin, Tamura et al ont étudié l’impact du polymorphisme (SNPs) du fragment FC des immunoglobulines sur la réponse au trastuzumab dans une série prospective de 19 patientes traitées en neoadjuvant et 36 au stade métastatique (Abstract 1100). Les génotypes 158V/V et 131H/H ont été corrélés à une meilleure pCR et ORR.

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